Dernière mise à jour
2010-07-30
Il
faut toujours être vigilant durant la manipulation des batteries d'accumulateurs
acide/plomb. Le port de gants de caoutchouc et d'une visière est souhaitable.
Une éclaboussure d'acide se neutralise avec de l'eau propre ou une solution
d'eau et de bicarbonate de soude (petite vache) Pour les yeux il faut les tenir
ouverts et rincer à l'eau propre durant 15 min. Communiquer avec un médecin.
1. Qu'est-ce q'une batterie d'accumulateurs
Une batterie d'accumulateurs est un appareil électrochimique. Il emmagasine l'énergie chimique et il peut libérer une énergie électrique si une charge externe y est branchée. L'énergie chimique (ions) est transformée en énergie électrique (électrons) et circule dans le circuit de charge
Quelle est sa composition?
Une batterie d’accumulateurs acide/plomb est un ensemble de réservoir
d’énergie. Elle est constituée de deux cellules ou plus.
Les cellules contiennent des plaquettes positives et négatives immergées dans un électrolyte. Celles-ci possèderont une tension totale située entre 2.1V et 2.13V par cellule. Les cellules sont reliées en série l’une à l’autre et sont inondées d’électrolyte. L’épaisseur des grilles déterminera la capacité énergétique. La cellule peut contenir plusieurs plaquettes minces pour fournir une grande quantité d’énergie pendant une courte période de temps (batteries de démarrage) Ces batteries ne pourront pas subir de trop grosses vibrations dû à la fragilité de leurs plaquettes. Elles peuvent aussi contenir moins de plaquettes, mais plus épaisses celles-là, pour fournir une certaine quantité d’énergie sur une longue période comme une batterie à décharge prolongée. Plusieurs configurations sont possibles. Les batteries hybrides, par exemple, combinent les capacités de cycles profonds et de démarrage. Elles sont utilisées surtout dans les véhicules lourds. Les manufacturiers on commencé à fabriquer des modèles hybride de faible capacité pour vendre à prix réduit. Il ne faudrait pas utiliser ce genre de batteries pour des applications rigoureuses. L'épaisseur des grilles et la composition de la matière active déterminent en grande partie la qualité et le coût des batteries d'accumulateurs. Le poids d'une batterie est un bon indicateur de sa capacité.
La
batterie idéale contient plusieurs plaquettes épaisses immergées dans
beaucoup d'électrolyte recouvert d'huile Thermo
L'électrolyte est de l'acide
sulfurique dilué avec de l'eau pure pour atteindre une densité spécifique. Si de
l'acide sulfurique doit être dilué à l'extérieur de la batterie, il devra être
versé lentement en faible quantité dans de l'eau distillée, jamais
l'inverse, une explosion pourrait survenir. Aucuns outils métalliques ne
doivent entrer en contact avec l'acide. Utiliser des outils et des contenants
de verre ou de polymère non absorbant. (caoutchouc,
polypropylène)
Les
plaquettes sont fabriquées
à partir de grilles composées d'un alliage de plomb. Plusieurs alliages
renferment du calcium, de l'antimoine ou du strontium afin de
solidifier ces grilles de plomb, qui est un métal très mou. Ceci est nécessaire
pour permettre la manipulation des plaquettes sans risques de dommages durant
l'assemblage des batteries. Les manufacturiers de batteries de démarrage ont
diminué la composition d'alliage d'antimoine contenu dans les grilles. Leurs
expériences tendent à démontrer une baisse d'évaporation d'eau dû à la
surchauffe en plus d'être plus économique. L'usage d'un autre alliage comme le
calcium démontre aussi une nette réduction de l'évaporation et de chute de
tension. Certains autres métaux
sont utilisés dans les alliages de plomb afin d'obtenir les effets désirés. La
configuration des alliages et la répartition de ceux-ci favorisent le passage du
courant d'électrons aux endroits nécessaires. Les grilles conduisent le courant
ionique vers et venant de la matière active dont elles sont enduites.
Les plaquettes
positives et négatives
sont enduites d'une matière active, espèce de pâte composée d'oxyde
de plomb, d’acide sulfurique, de zinc etc. D'autres éléments comme la fibre de
verre sont incorporés pour lier la pâte. Cette pâte est cuite sur les grilles et
l'assemblage deviendra des plaquettes. Après l'assemblage et le refroidissement,
les plaquettes positives sont d'un brun clair tandis que les plaquettes négatives sont légèrement grises. La
différence majeure entre les plaquettes positives et négatives réside dans
l'ajout d'un composé dilatateur à la pâte des plaquettes négatives, ce qui donne
sa teinte grise. Ce composé dilatateur est requis afin d'éviter la contraction
de la matière négative durant son fonctionnement, sinon elles retourneraient à
l'état stable et inactive. La prochaine étape de la fabrication est de leur
donner un gabarit de charge durant leur immersion dans une solution d'acide
sulfurique diluée (H²SO4)
Cette charge transforme de façon électrochimique l'oxyde de plomb des plaquettes
positives en dioxyde de plomb (PbO²) Cet élément est très poreux et permet
à l'électrolyte de pénétrer
librement les plaquettes. À ce stade-ci les plaquettes positives deviennent d'un
brun chocolat foncé. La même immersion des plaquettes négatives les transforme
en plomb poreux (Pb) de couleur gris. Le plomb poreux permettra à l'électrolyte
de pénétrer librement les plaquettes et d'atteindre la matière sous la surface
et de l'incorporer au processus chimique. Les plaquettes adopteront le gabarit
de charge positif ou négatif selon la direction du courant de charge. Si le
courant est inversé accidentellement, le gabarit de charge infusera une polarité
inversée. Les plaquettes contenant le composé dilatateur seraient converties en
plaquettes de dioxyde de plomb positives. Les plaquettes de plomb poreux
devenues négatives et ne contenant pas de composé dilatateur seront grandement
affectées.
Les isolateurs
(ou diélectrique) sont
habituellement des feuilles minces (gaufrées pour permettre une meilleure
circulation de l'électrolyte) composées d'un matériau poreux. Ils empêchent les
plaquettes de se toucher électriquement. Le matériau poreux du diélectrique
permet l'échange du flux ionique entre les plaquettes positives et négatives
immergées dans l'électrolyte. Voici les caractéristiques importantes que doit
posséder le matériau des isolateurs : Une épaisseur uniforme, une grande
résistance à l'oxydation, une porosité suffisante, la propriété de bien répartir
l'acide, sont imperméabilité et sa
faible résistance électrique. Le coté gaufré fera face aux plaquettes positives
afin de maximiser l'accès de l'acide à la matière active et de minimiser le
contact avec les plaquettes. Ces espaces permettront aussi aux gaz qui se
forment de se diriger vers la
surface de l'électrolyte. Certains isolateurs sont conçus de fibres de verre
tressées et collées aux plaquettes positives. Ils servent à retarder le
détachement de la matière active dans les cas de vibrations excessives. L'espace
entre les fibres est suffisante pour permettre la libre circulation de l'acide
et des gaz. Les isolateurs sont conçus généralement de deux façons: en feuilles
ou en sachets. Une feuille simple peut être insérée entre les plaquettes mais
habituellement les plaquettes positives sont ensachées dans ce diélectrique avec
une ouverture sur le dessus pour permettre l'évaporation. Cette configuration
empêche la formation de sédiment et solidifie la base des plaquettes car
l'isolateur entoure les plaquettes et les soutient. Les plaquettes négatives
sont collées de chaque côté. Ainsi il y a toujours une plaquette négative de
plus dans chaque cellule. Les isolateurs peuvent être composés d'un latex de
fibre de verre imprégnée, d'une cellulose de résine de synthèse (PVC) imprégnée,
du silicate de polyéthylène ou du silicate de caoutchouc. Les batteries
commerciales et à cycles profonds contiennent souvent des isolateurs composés de
silicate de polyéthylène ou de silicate de caoutchouc qui possèdent des pores
minuscules et ralentissent la formation de dendrites (cristaux) Les isolateurs en sachets sont composés
d'une matière plastique à porosité microscopique, habituellement du silicate de
polyéthylène, parce qu'elle peut être modelée facilement. Une troisième façon de
concevoir le diélectrique des batteries de démarrage de moteur à essence est d'enrouler les
plaquettes dans une mince couche de fibres de verre absorptive. L'une ou l'autre
des plaquettes (positives ou négatives) ne sont pas emballées hermétiquement.
L'ASSEMBLAGE
La méthode
commune consiste à
empilées les plaquettes successivement avec les isolateurs. Le sommet des
plaquettes négatives est relié et soudé tout comme les plaquettes positives. Une
ceinture relie les groupes et sert à réunir en série les autres groupes de
plaquettes dans les cellules voisines ou aux bornes de la batterie. Les bornes
sont de grandes dimensions afin de permettre une libre circulation du très fort
courant nécessaire aux démarrages.
Une deuxième
méthode d'assemblage
consiste à prendre toutes les plaquettes et les isolateurs de chaque groupe, de
les insérer dans une machine qui les unira définitivement en une seule
opération. Chaque groupe constitue une cellule et possède une tension d'environ
2.1 volts. Dépendant de la configuration désirée, les cellules seront assemblées
par groupe de trois pour une batterie de 6 volts, par groupe de 6 pour une
batterie de 12 volts etc. Aussi longtemps que les cellules ne seront par
remplies d'acide sulfurique elles resteront inactives.
L'acide est injectée dans
les cellules et immerge complètement les plaquettes. Une fois en contact avec la
matière active, elle déclenchera le processus électrochimique et deviendra une
porteuse pour les ions. L'ensemble absorbera comme une éponge, environ 50% de
l'électrolyte. Une autre quantité d'acide devra être ajoutée pour combler les
cellules.
Le niveau devra
atteindre la limite
inférieure des orifices des bouchons (environ ½ pouce/13mm. au-dessus des
plaquettes) ( le liquide formera une figure concave) Pour éviter de compresser
les parois du caisson, il faut laisser une espace suffisante afin de permettre
une meilleure ventilation des gaz à travers les orifices ou les prises d'air du
couvercle.
Le
couvercle est composé de
matière plastique ou de caoutchouc rigide. C'est l'élément principal qui retient
l'assemblage des plaquettes.
Le caisson est moulé d'une
seule pièce et est composé soit de polypropylène, de caoutchouc durci ou d'un
autre polymère. L'intérieur comporte le nombre de cellules nécessaire. Les
caractéristiques essentielles du caisson sont de résister : aux températures
extrêmes, aux chocs et aux vibrations et à l'action corrosive de l'acide. Le
fond doit former des récipients pour recueillir les sédiments de la matière
active. Ceux-ci peuvent provoquer un court-circuit entre les plaquettes et
affaiblir la batterie. Il est plutôt rare que ce fait se produise car la
batterie devient inactive pour d'autres raisons avant qu'il y ait suffisamment
de résidu. Le couvercle doit être hermétiquement collé au caisson pour éviter le
suintement de l'acide. L'opération est réalisée sous pression à haute
température. La fusion deviendra un assemblage homogène.
Les évents sont fabriqués
de différentes façons. Ils sont conçus de telle sorte qu'ils permettent
l'éclaboussement de l'acide en évitant à celle-ci de s'échapper avec les gaz..
Dans certains modèles de batteries, comme dans l'aéronautique, les évents
possèdent plusieurs chambres reliées par de minuscules canaux en serpentin pour
emmagasiner l'acide et ralentir l'écoulement. Il y a aussi des évents
munies de valves qui bloque l'écoulement quand les batteries sont renversées.
Une nouvelle technologie a été introduite sur la plupart des batteries en
Amérique du Nord. Il s'agit du
pare-étincelles. Le dispositif refroidira la flamme qui pourrait subvenir
quand une étincelle entrerait en contact avec le mélange d'hydrogène/oxygène
émanant de l'acide. Malheureusement cette mesure de sécurité ne peut soutenir
une répétition successive d'étincelles. Une explosion peut aussi en résulter.
D'autres types de pare-étincelles sont conçus en plastique de manière à se
bloquer en fondant au passage de la flamme. Dans ces cas précis la batterie doit
comporter plusieurs orifices pour prise d'air. D'autres prise d'air sont moulées
dans le couvercle et forment un labyrinthe de couloirs terminés par des
pare-étincelles.
Les
bornes (terminaux)
sont situées à la surface ou sur le coté des batteries. L'industrie de la
batterie utilise un standard commun pour les bornes selon l'Amérique ou l'Europe. Ceci permet à toutes les
cosses de s'adapter aux bornes.
De forme
conique à la surface,
la taille de la borne positive est légèrement plus grosse que la borne négative.
En Amérique le diamètre est de 3/4 pouce (19mm.) au sommet de la borne positive et 5/8 pouce
(15.9mm.) au sommet de la borne négative. La hauteur minimale du cône est de 5/8
pouce (15.9mm.) Différentes grandeurs sont aussi utilisées à l'extérieur de
l'Amérique.
Les bornes latérales sont moulées et taraudées dans le caisson. Les câbles sont maintenus par des boulons. Il faut utiliser des boulons de bonne longueur afin de ne pas perforer les cellules. Il est important de serrer les boulons selon les recommandations du manufacturier pour ne pas endommager les filets.
Les bornes en
"L" sont populaires
sur les batteries à décharge profonde, pour les véhicules européens et pour
différentes applications nautiques ou de fermes. Elle peuvent être sous forme conique surmontée
d'un goujon taraudé. Les goujons des bornes positives et négatives sont de
dimensions différentes. Le diamètre du goujon positif mesure 3/8 pouce (9.5mm.)
et celui du goujon négatif mesure 5/16 pouce (7.9mm.) Les cosses du câblage sont
retenues par des écrous à ailettes (wing nut)
Les bornes sous
forme de goujons taraudés (stud) sont
utilisées sur les batteries à usage robuste comme dans les véhicules lourds et
les véhicules électriques. Les batteries peuvent ainsi être remplacées
rapidement Les bornes positives et négatives sont généralement
de même dimensions
L'unité de mesure: l'Ampère/heure (Ah): L'unité de mesure européenne, C/20 (Sa capacité de fournir 40Ah durant une période de 20h.) est très utilisée pour les batteries à décharge profonde. L'ampère heure est la quantité d’énergie disponible.
On pourrait prétendre qu'elle est calculée en multipliant le
courant (en ampères) par le temps (en heures) durant lequel le courant
électrique est extrait. Par exemple:
une batterie à décharge profonde qui fournirait 2 ampères durant 20 heures
devrait posséder une spécification d'environ 40 ampères/heure (2 x 20 = 40)? Malheureusement le calcul n'est pas
aussi simple.
Le standard
de calcul est fait à partir d'une charge de 25A. La réserve en minutes est
normalement calculée avec une charge de 25A. Certain manufacturier utilise 23A
ou même 20A. Ceci leur permet d'augmenter le temps de réserve inscrit sur les
batteries. Si la charge est doublée (50A) la réserve ne sera pas automatiquement
réduite de moitié, elle sera moins que la moitié car la batterie fera plus
d'effort pour cette charge. Par contre si vous diminuez la charge de moitié
(12.5A) vous aurez sûrement plus que le double de réserve en minutes dû au
peu d'effort. nécessaire. C'est ce qui détermine la durée de vie d'une batterie.
Il y a beaucoup d'inconnu dans les calculs et il est pratiquement impossible de
fournir avec exactitude les propriété d'un accumulateur. Certaines compagnies
profite du fait que le consommateur ne peut vérifier leurs chiffres et
inscrivent des caractéristiques alléchantes.
Capacité de démarrage à
froid (CCA pour Cold Cranking Amp.) : Cette valeur indique la capacité de décharge
(en ampères) qui peut être soutenue durant 30 secondes sans que la tension
descende au-dessous de 1.2 volts par cellule (7.2V total pour une batterie de
12.6V) à une température de –18° C (0° F) Cette valeur
indique la quantité d'énergie disponible pour le démarrage d’un moteur à
combustion par temps froid.
Il ne faut pas confondre
CA (Cranking Amp) qui correspond à la capacité de décharge par temps
chaud, 0° C (32° F) La
valeur CA est toujours plus élevée que la valeur CCA.
Depuis quelques années une nouvelle capacité de démarrage a été ajouter pour rendre encore plus alléchante la valeur d'une batterie, il s'agit du MCA pour Marine Cranking Amp. Cette valeur indique la capacité de démarrage à 25° C (75° F) Alors il faut comprendre qu'une batterie Marine normalement pourvue d'une capacité de 500 CCA deviendra une batterie développant une capacité de 625 CA ou 800 MCA. Intéressant pour un manufacturier qui fabrique de la camelote!
Sa capacité de réserve (en minutes): Celle-ci indique le nombre de minutes qu’une batterie neuve, complètement chargée, à 25° C (75° F) soutiendra une charge de 25 Ah (durant 1 heure et repos de 2 heures) avant de descendre sous le seuil critique de 1.75 volts par cellule (10.5V pour une batterie de 12.6V) Cette valeur fournie une meilleure indication sur la capacité de décharge continue qu’une batterie peut soutenir. Il faut s'assurer que les minutes inscrites sur les batteries d'accumulateurs sont calculées selon une charge de 25A hé non de 23A ou même de 20A. Il n'y a malheureusement pas de réglementation gouvernementale. Il faut se méfier des produits qui ne sont pas calculés selon les normes en usage dans l'industrie.
Les cycles d’une
batterie : Un
cycle équivaut à une décharge + une recharge. Si une batterie est pleinement
chargée, que vous la faites travailler, que vous la rechargez complètement, ceci équivaut à un cycle.
Le rendement d’une batterie est égal au nombre de cycles possible. Pour une
batterie d’accumulateurs acide/plomb à décharge profonde, le nombre de cycles
possible se situe entre 500 et 600. Il est donc souhaitable d’utiliser les
batteries au maximum dans un délais de 24h avant de les recharger. Dans le cas d'une batterie de
démarrage, le nombre de cycle se situe entre 5000 et 6000 en supposant qu'elle
n'est utilisée que pour des démarrages. Si elle est vidée complètement sa durée
de vie s'en trouvera considérablement affectée. Plusieurs facteurs affectent les
performances des batteries (Température, tension de recharge etc.)
2.
Qu’est-ce qu’une batterie à décharge profonde (deep cycle)?
Les batteries à cycle profond sont typiquement composées de plaquettes épaisses fabriquées de matière active de haute densité. Ces plaquettes épaisses emmagasinent profondément une réserve d'énergie et se vident pendant une décharge lente tel qu’une lumière ou un accessoire électrique. La matière active de haute densité adhère plus longtemps à la structure des plaquettes des batteries et résiste mieux à la dégradation normale que l’on retrouve dans l’exécution des cycles. Ces batteries sont normalement utilisées dans les endroits où elles seront vidées profondément (pas plus de 80%) et rechargées complètement. Par exemple, pour alimenter le moteur à propulsion d’une chaloupe ou dans une roulotte pour faire fonctionner le ventilateur de la fournaise.
Pour faire le choix de batteries il faut d'abord connaître ses besoins et ajouter 25% à cette valeur. Si vos besoins sont de 175 min à 25 ampères l'installation doit posséder 220 min environ. Prenez toujours soins de consulter des spécialistes. On retrouve rarement des spécialistes dans les magasins à grandes surfaces ou dans les magasins qui vendent autres choses que des batteries et ses accessoires.
3. Comment les batteries
peuvent-elles être reliées?
Façons de relier les batteries:
Les batteries
peuvent être reliées en série : La borne
positive de la première batterie est reliée à la borne négative de la deuxième,
la borne positive de la seconde est reliée à la borne négative de la troisième,
et ainsi de suite. Le voltage de cette configuration est la somme des voltages
individuels de chaque batterie.
Les batteries
sont reliées comme suit : + à
- à + à
-, etc. La capacité totale est égale à la
capacité de la plus faible batterie. On pourrait comparer cela à une chaîne. La
capacité d'une chaîne est égale à la capacité de son plus faible maillon.
Les batteries
peuvent aussi être reliées en parallèle : (Ce
branchement est peut recommandé dû au risque de dégradation de l’une d’elle, ce
qui entraîne inévitablement la dégradation des autres) La borne positive de
la première batterie est reliée à la borne positive de la deuxième, la borne
positive de la deuxième batterie est reliée à la borne positive de la troisième,
et ainsi de suite, et, la borne négative de la première est reliée à la borne
négative de la deuxième, la borne négative de la seconde est reliée à la borne
négative de la troisième, et ainsi de suite. Les batteries sont reliées ainsi :
+ à + à + et - à - à -. Dans cette configuration, la capacité totale est la
somme des capacités individuelles et le voltage total est égal à la tension
individuelle de chaque batterie.
Par
exemple, si vous prenez 5 batteries 6V/10Ah et les reliez en série, vous
obtiendrez une configuration de 30V à 10Ah. Si vous reliez les batteries en
parallèle, vous obtiendrez une configuration de 6V à 50Ah.
Les
batteries ordinaires de démarrage sont simplement composés de 6 cellules de 2.1V
reliées en série pour fournir 12.6V.
Conseil
important à suivre pour user les batteries de façon égale dans une
configuration parallèle : La borne
positive de la charge doit être branchée à la borne positive de la
première batterie et la borne négative de la charge doit être branchée à
la borne négative de la dernière batterie.
Note importante: Quand des batteries sont interconnectées en parallèle, elles doivent impérativement être de même conception et du même age sinon elles se dégraderont prématurément.
4. Pourquoi une
surcharge ou une décharge excessive endommagent-elles la batterie?
La surcharge
est le fait de
laisser la batterie continuer de se recharger quand son cycle est terminé. Cette
surcharge engendre une chaleur excessive qui peut causer une dégradation
prématurée des plaquettes dans les cellules et créer ainsi une boucle
(court-circuit) qui va répandre leur matière active. La batterie réagira à la
surcharge en produisant une quantité excessive d'hydrogène et d’oxygène. Ces gaz
très corrosifs sont le résultat de l'éclatement des molécules d'eau dans
l'électrolyte. L'eau qui s’est évaporée, dû à la surcharge, peut être remplacée
dans une batterie avec entretien (non scellée) par de l’eau
distillée. Dans la batterie sans entretien (scellée), l’évaporation
cause un déficit permanent de sa capacité.
La décharge
excessive d’une batterie
d'accumulateur plomb/acide peut entraîner sa détérioration. La décharge
qu'une batterie peut supporter sans dégât dépend des composantes chimiques de la
batterie. Généralement, la batterie d’accumulateurs acide/plomb ne peut
supporter une décharge aussi profonde qu’une batterie sèche (batterie de
cellulaire par exemple) Les batteries d’accumulateurs acide/plomb fonctionnent
mieux si elles ne sont pas déchargées à plus de 80% du voltage nominal (10.2V
pour une batterie de 12.6V)
5. Qu’est-ce que la sulfatation?
La
sulfatation est la cause
majeure de la dégradation des batteries (80%) Ce processus crée un dépôt de
sulfate de plomb à la surface et dans les pores de la matière active des
plaquettes en formant une couche isolante. La sulfatation dépose des cristaux
sur les plaquettes et empêche l’énergie d’en sortir ou d’y entrer. En perdant
ainsi ses molécules, l’électrolyte (l’acide sulfurique) devient graduellement
inefficace. Sa densité peut descendre sous 1.255. La batterie ne fonctionnera
pas correctement et pourra même ne plus fonctionner du tout.
Les causes communes de
sulfatation : Quand une
batterie reste inactive trop longtemps, quand l’électrolyte atteint des
températures excessives, quand la batterie est sous chargée ou surchargée, il y
a sulfatation excessive. Plus une batterie se décharge, plus elle se
sulfate.
Possibles
solutions : S’il n’est
pas trop tard, une recharge musclée et complète de la batterie peut inverser le
processus et ré-énergiser les cristaux de sulfate de plomb en les retournant
dans l’électrolyte sous forme de molécules sulfuriques actives. Il restera
toujours une certaine quantité de cristaux sur les plaquettes. Plus la batterie
est utilisée, moins il y a risque de sulfatation prématurée. Les plaquettes
peuvent ainsi fournir et emmagasiner plus facilement l’énergie sans surchauffer.
Après un certain nombre de cycle, les plaquettes seront inévitablement sulfatées
à saturation et la batterie deviendra inutilisable.
6. Autres causes de dégradation des batteries acide/plomb
7.
Quels sont les types de batteries?
Voici les types de batteries les plus populaires: Scellée acide/plomb, non scellée acide/plomb (gel), Nickel/Cadmium, Alcaline, Oxyde d'argent, Lithium, Manganèse/Dioxyde, Zinc/Air et Nickel/MH, Lithium/polymère
Les piles NiCd ainsi que les piles NiMH sont rechargeables et ont un effet mémoire. Le NiCd doit être déchargé complètement et rechargé une fois par mois. Le NiMH doit être déchargé complètement et rechargé une fois tous les 3 mois. Les piles au Lithium/Ion n'ont pas d'effet mémoire. Elles doivent être entreposées au 2/3 de leur capacité
8. Qu'est ce qu'on s'attend d'une
batterie?
Voici les trois principales
fonction d'une batterie de démarrage dans un véhicule:
1. Alimentation du démarreur et du système
d'allumage
2. Ajout d'un surplus d'alimentation au système
de recharge existant quand celui-ci ne fourni plus assez d'énergie pour faire
fonctionner les accessoires électriques.
3. Agit comme un système stabilisateur de
tension. La batterie régularise le voltage en abaissant les hausse de tension
(transitoire) du système électrique du véhicule. La batterie protège les
composantes électriques contre les hausses excessives de voltage qui sinon les
endommageraient.
Les batteries d'accumulateurs
ont d'autres champs d'activités dans une variété de tâches tel que propulser des
véhicules ou fournir l'énergie à un système d'éclairage.
9. Instructions sur la
recharge d'une batterie d'accumulateurs acide/plomb.
Il est impératif que la
recharge des batteries d'accumulateurs acide/plomb se fasse dans un endroit bien
aéré. Toujours porter des lunettes ou une visière de sécurité s'il ne s'agit pas
d'une batterie traitée à l'huile formule
Thermo. Il est aussi essentiel de ne pas exposer une
batterie non traitée à l'huile à toutes flammes ou étincelles, il y a risque
d'explosion due à l'évaporation de l'électrolyte. Même si les batteries
d'aujourd'hui sont munies de pare-feu, en enlevant les bouchons ceux-ci
deviennent inefficaces. Ne jamais débrancher une batterie en état de marche.
Couper le courant ou débrancher l'extrémité du câble qui est éloigné afin de ne
pas provoquer d'étincelles à proximité. Il est recommandé de recouvrir les
batteries d'un chiffon humide pour éviter que les vapeurs s'échappent. Lire le
mode d'emploi du chargeur avant de recharger une batterie et s'assurer de suivre
convenablement les instructions du manufacturier. C'est une question de sécurité
et de longévité de la batterie. Le chargeur doit être en position "hors tension"
(OFF) avant de le brancher à la batterie. Relier la pince positive (rouge) à la
borne positive + et la pince négative (noire) à la borne négative
-. Si la batterie est installée dans le véhicule, brancher la pince
négative (noire) au châssis. Bien ancrer les dents des pinces dans le métal pour
s'assurer un bon branchement. Régler le temps de chargement sur la minuterie
électrique. Mettre le chargeur "en tension" (ON) et augmenter l'intensité
(ampérage) jusqu'au bon niveau. Ne jamais charger dans la zone rouge. Mettre
"hors tension" si une fumée ou une intense vapeur se dégage et remplacer la
batterie. Si l'électrolyte boue, réduire l'intensité. Sur une batterie
dont les bornes sont latérales, utiliser le branchement approprié à ce genre de
borne. Après 2 ans d'utilisation, une batterie à cycle profond doit être
chargée comme une batterie de démarrage. Une batterie complètement déchargée peu
nécessitée une période d'activation (de charge) de 4 à 8 heures avant que
l'ampèremètre du chargeur indique une lecture.
10. Mythes véhiculés sur les
batteries d’accumulateurs?
L Éviter l’effet mémoire : Faux, il n’y a pas d’effet mémoire dans une batterie d’accumulateurs. Il ne faut jamais décharger complètement une batterie plomb/acide.
L Une batterie qui n'est pas utilisée ne s'use pas : Faux, au contraire elle se détériore encore plus si elle n'est pas rechargée régulièrement (environ au 3 mois) Dès sa sortie de l'usine une batterie se détériore.
L L’entreposage sur le ciment cause une perte de tentions : Faux, c’est l’évaporation de l’acide sulfurique qui forme un dépôt conducteur à la surface et court-circuite les bornes qui occasionne une perte de tension. Autrefois si les batteries étaient entreposées sur le ciment l'hiver le caisson gelait et la réaction chimique en produisant de la chaleur créait une condensation à la surface. Aujourd'hui la plupart des surfaces de ciment sont tempérées et le matériau des batteries conduit difficilement le froid. par contre une batterie à l"acide entreposée plusieurs mois sur un ciment humide va subir des pertes de voltage dû par la corrosion à la surface. En aucun temps la batterie à l'huile formule Thermo
ne subie des pertes de tensions dû à ces raisons.L Disposer de quelques façon que ce soit des sous noirs
sur le dessus diminue la corrosion sur les bornes : Faux, les sous
noirs ne feront que s’oxyder et n’empêcheront pas la formation de
dépôt.
L Ajouter du vinaigre permettra à la batterie de durer plus longtemps: Faux, ajouter de l'eau aura le même effet sauf que le vinaigre obstruera encore plus les pores des plaquettes. Le vinaigre est un acide alors il réagit avec les plaquettes. Il ne faut pas ajouter d'autre acide dans une batterie, la quantité requise est ajoutée quand la batterie est neuve. Quand le niveau descend c'est l'eau contenue dans l'acide qui s'est évaporée. Il faut donc la remplacer avec de l'eau distillée ou très pure.
L Il faut entreposer les batteries à l'intérieur durant la saison hivernale: Faux, les batteries se dégrade plus lentement au froid car la réaction chimique s'en trouve ralentie. Il faut s'assurer cependant qu'elles sont chargées à pleine capacité et que le conducteur menant à la masse (grounds) est débranché.
J Une batterie à l'huile formule
Thermo
retiendra 97% des vapeurs explosives, préviendra l’oxydation, limitera la
température de l’électrolyte, ralentira la dégradation en retenant les
particules en suspension dans l’électrolyte etc.: Vrai, le traitement à l’huile formule Thermo
ajoute des qualités à la batterie.
Batterie
d’accumulateurs: Unité constituée de deux cellules ou plus reliées
ensemble.
Cellule: Réservoir électrochimique qui convertit
l'énergie chimique en énergie électrique.
Cellule primaire:
Composant électrochimique qui peut être déchargé une fois seulement et jeté par
la suite. La pile AAA alcaline par
exemple.
Cellule secondaire: Composant électrochimique qui peut
être déchargé et rechargé plusieurs fois. Par exemple, une pile Ni/Cad pour un
téléphone cellulaire.
Capacité d’une batterie:
Ampère/heures ou réserve en minutes/25A disponibles dans une batterie.
Maintiens du voltage d’une
batterie (floating charge): Une tension constante (entre 13.8v et 14.2V) et intermittente
est appliquée à une batterie afin de maintenir sa capacité. Dans les véhicules
de pompiers par exemple.