" C'est ironique qu'aujourd'hui les véhicules, qui sont de plus en plus avancés technologiquement, fonctionnent toujours avec des batteries sensiblement semblables à celles inventées il y a plus de 125 ans. Plusieurs experts prédisent que la batterie d'accumulateurs acide/plomb sera la source principale d'énergie dans le prochain siècle."

 

Historique de la batterie d'accumulateurs

 

Dû à son applicabilité universelle, l’énergie électriques joue un rôle prépondérant dans la technologie d’aujourd’hui.

 

" L’inconvénient ": De toute évidence nous avons besoin de l'électricité. Il ne peut pas être entreposé ou ne peut être créé par de simples appareils; il doit être obtenu directement d'une centrale électrique. La quantité d'énergie électrique qui peut être emmagasinée directement, i.e. dans les condensateurs, est si petite qu'elle peut seulement être utilisée dans les applications où une très faible demande est exigée pour compenser des interruptions d'alimentation électrique. Par conséquent, pour que l'énergie électrique soit conservée, elle doit être convertie sous une autre forme d'énergie.

 

Les batteries, aussi appelée " accumulateurs ", sont des réservoirs d'énergie électrochimiques qui utilisent les propriétés chimiques pour le stockage. Dans cet historique, nous verrons une vue d'ensemble des systèmes du stockage. Nous commencerons avec l'historique de l'emmagasinage d'énergie électrochimique et la naissance de la batterie d'accumulateurs acide/plomb.

 

Historique sur l'emmagasinage d'énergie électrochimique

 

Les premières recherches scientifiques coïncident au tout début du développement des systèmes du stockage d'énergie électrochimiques. Des noms tels que Luigi Galvani (1737 à 1798) et Alessandra Cont di Volta (1745 à 1827) sont associés à ces découvertes et existent aujourd'hui sous des termes tel que " cellule galvanisée" et " volt ".

 

Dans ses expériences, Galvani a remarqué que la patte d'une grenouille morte se contractait quand elle entrait en contact avec deux métaux différents. Il conclue qu'il y a un rapprochement entre l'électricité et l'activité musculaire. Volta orienta ses recherches sur les effets produits quand différents métaux entre en contact avec des solutions salines. Il empila des plaquettes de cuivre et de zinc en alternance et inséra un morceau de carton trempé d'une solution saline entre chaque plaquette. Cette "batterie voltaïque' ou " organe électrique artificiel " comme s'amusa à décrire Volta, fourni de l'électricité quand les plaquettes furent reliées à des fils conducteurs. Des recherches supplémentaires, confirmèrent rapidement la corrélation entre les réactions chimiques et l'énergie électrique.

 

Dans la foulée des recherches sur le plomb/acide sulfurique/bioxyde de plomb un système a été découvert : La batterie d'accumulateurs acide/plomb. Ce système a été utilisé pour emmagasiner l'électricité pour les télégraphes, par Gaston Planté (1834 à 1889) en 1859. Ils utilisèrent des plaquettes de plomb en guise d'électrodes. Ils ont obtenu une certaine capacité aux fils des charges/décharges répétées. Ces batteries n'étaient cependant pas adaptées à une production industrielle.

 

À  la fin du 19e siècle, la recherche pour développer des accumulateurs électrochimiques a évolué rapidement. La dynamo et l'ampoule ont été inventées et, dû aux développements industriels, le besoin d'emmagasiner l'énergie électrique augmenta. La production industrielle de batteries d'accumulateurs acide/plomb débuta autour de1880, quand Émile Alphonse Faure demanda un brevet pour la fabrication de plaquettes enduites d'une pâte pour les batteries d'accumulateurs acide/plomb

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Les premiers balbutiements de la batterie d'accumulateurs acide/plomb

 

Autour 1880 Émile Alphonse Faure a développé un processus pour couvrir les deux côtés d'une plaquette de plomb d'une pâte composée de poudre de plomb et d'acide sulfurique. Cela signifiait que ce " soi-disant " dispositif  pourrait contenir, particulièrement, une grosse capacité dès la première charge. Ce fut une percée considérable qui mena la batteries acide/plomb directement à sa fabrication industrielle. Plusieurs compagnies spécialisées sont apparues, y compris S. A. La Force et, la Lumière, pour laquelle William Thomson, devenu plus tard Lord Kelvin of Largs, a travaillé comme ingénieur associé. L'échelle de température absolue fut nommée en son nom.

 

Au début, les plans furent conçus pour construire de gros accumulateurs d'énergie électrique pour les fournisseurs d'électricité. À la demande de la ville de Buffalo, W. Thompson a établi un plan pour alimenter la ville avec de l'électricité provenant des chutes Niagara. Il généra 80,000 volts et alimenta Buffalo avec une batterie de  40,000 cellules. Branchées par groupes de 50 cellules, elles alimentèrent les maisons d'une tension de 100 volts.

 

Cependant, les cellules de Faure dans lesquelles les électrodes positives et négatives étaient enroulées en spirale démontrèrent une faible durabilité aux cycles de charge/décharge. Par conséquent, ce fut l'échec des premières tentatives de fabrication en industrie.

 

En 1881, M. Sellon a demandé un brevet pour un procédé qui consiste à appliquer la pâte sur une plaquette perforée plutôt qu'une plaquette lisse. Il améliora considérablement plus l'adhérence que Faure. Sellon utilisa de l'antimoine comme matière. Parallèlement, Volkmar développa une procédure similaire qui consistait à utiliser une grille de plomb. Alors la plaquette formée d'une grille était inventée et bientôt testée et appliquée à une gamme de variantes. Aussi en 1881 C. Brush fait une demande de brevet pour une électrode de plomb à grande surface mais ondulée. C'était le signe avant-coureur de la plaquette à grande surface utilisée aujourd'hui.

 

Un autre type de plaquette qui joue encore un rôle important aujourd'hui qui était aussi disponible: la plaquette tubulaire ou plaquette blindée. Sous cette forme, une tige de plomb traverse le  centre d'un tube (normalement) de 8 mm de diamètre et sert à dévier le courant. L'adhérence de la matière active est obtenu en utilisant un revêtement externe. Des composants différents sont donc utilisés pour dériver le courant et stabiliser la structure mécanique. Résultat de cette configuration: plusieurs cycles de charge/décharge et un plus haut niveau d'utilisation effective de la matière active. Au début, les tubes étaient emboîtés et  composés de caoutchouc dur. Après la deuxième guerre mondiale, la fibre de verre tressées,  matière tissée de verre et de fibres artificielles, la matière purement artificielle ou matière non-tissée (polyester), entrèrent dans la composition des tubes.